Coulimer

Patrimoine bâti

L'église Saint-Pierre

Le patrimoine bâti de Coulimer

De ce qui fut jadis la chapelle d'un prieuré bénédictin dépendant de l'abbaye mancelle de Saint-Pierre de la Couture, ne subsistent que de rares éléments : côté sud de la nef, une baie romane en plein cintre, murée ; au nord, sous la toiture, une corniche en pierre moulurée. Au XVIe siècle, la nef fut augmentée de deux chapelles latérales. Le pignon ouest ne manque pas d'originalité : outre son portail Renaissance, ses rives aux rampants de pierre assisés sont ornées de choux frisés et de chimères, dont un aigle et un faucon. 

Le clocher octogonal, seul élément restant, avec la travée qui le supporte, de la charpente médiévale, chevauche le faîtage. De puissants contreforts, ajoutés à l'époque gothique, soutiennent les murs de la nef. L'ensemble de l'édifice a été en grande partie reconstruit au XIXe siècle.

À l'intérieur

  • mobilier de style néo-gothique, du XIXe siècle : maître-autel orné de bas-reliefs, stalles, chaire à prêcher, fonds baptismaux ;
  • deux bannières de la Charité.

La chapelle Sainte-Marguerite

Le patrimoine bâti de Coulimer

Le cimetière, qui autrefois entourait l'église paroissiale, fut transféré en 1879 autour de la chapelle Sainte-Marguerite. Les ifs taillés en topiaire confèrent à ce nouveau cimetière un raffinement inattendu.

D'un aspect sobre, cette chapelle du XVIIe siècle a sans doute succédé à un édifice plus ancien, attesté en 1569 dans l'acte de fondation de la confrérie de Charité. Dans le courant du XIXe siècle, elle fit l'objet d'un important remaniement.

Se remarquent à l'autel :

  • le retable en pierre, à deux colonnes et fronton cintré, du XVIIe s.
  • la statue de sainte Marguerite, en pierre polychrome, du XVIIe s.
  • le tombeau d'autel trapézoïdal (XIXe s.)

Pour visiter, s'adresser à la mairie.

Le culte de sainte Marguerite d'Antioche

Sainte Marguerite devient célèbre au XIIIe s. grâce à la Légende dorée de Jacques de Voragine : elle symbolise la jeune fille défendant sa virginité.

Née vers 255, à Antioche, la jeune bergère fut convertie au christianisme par sa nourrice. Dénoncée par son père, prêtre païen, elle fut emprisonnée par le gouverneur romain Olibrius, très vite séduit par sa beauté. Comme elle résistait à ses avances, le Diable apparut sous la forme d'un dragon qui la dévora. À l'aide d'une petite croix qu'elle avait conservée, elle lui transperça le ventre et en sortit indemne. Éconduit, furieux, Olibrius la fit supplicier, et enfin décapiter. Très populaire, Marguerite figure parmi les saints "auxiliaires", c'est-à-dire dont l'invocation a une efficacité spéciale. Elle est particulièrement vénérée des femmes enceintes. Ses attributs sont le dragon, en laisse ou couché à ses pieds, le chapelet de perles (du latin margarita, perle), et la croix.

Fête : le 20 juillet.

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